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Nom du blog :
laportioncule
Description du blog :
Groupe ouvert à tout qui souhaite vivre l'Evangile à la lumière de Claire et François d'Assise.
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
26.09.2007
Dernière mise à jour :
17.04.2008
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Echange suscité par l'enquête diocésaine Avril 2008

Posté le 17.04.2008 par laportioncule
Réflexion pastorale :
« Les grands défis de notre époque »

1. Les grands défis de notre temps :

. Le premier défi est de « réhumaniser » nos sociétés afin de sortir du tout-à-l’économie en luttant réellement et efficacement afin de combler le fossé entre pauvres et nantis, en réintroduisant l’utopie, la prise de risque dans l’imaginaire collectif. Le matérialisme ambiant conditionne tous les projets, toutes les représentations d’avenir individuelles et collectives. Il est urgent de redéfinir la notion de progrès. Pour nous, ce concept ne peut s’appliquer qu’à tout ce qui produit une plus-value humaine généralisable rapidement à l’ensemble du monde en en mesurant au mieux les conséquences directes et indirectes ainsi que l’impact écologique à long terme.
.L’immigration massive d’hommes et de femmes de culture et de religion différentes : après des siècles de pillage des ressources naturelles et d’exploitation de couches entières de la population par les grandes puissances, des continents entiers se sont enfoncés dans une misère noire, sans espoir. Aucune politique sécuritaire, aucun mur, aucune frontière ne pourra endiguer dans les années à venir l’arrivée massive de migrants. Un des grands défis sur le plan social, économique mais aussi spirituel et religieux est de se préparer dès à présent au dialogue, à la communication et à la rencontre.
. Dans les domaines clés de la société comme la santé, l’enseignement, l’aide sociale, l’institution religieuse, les femmes occupent souvent les premières lignes sur le terrain mais elles sont rarement désignées aux postes directionnels. Même si elles sont parfois consultées, elles sont rarement décideuses.
. Réhabiliter la famille comme centre éducatif de base serait un facteur de stabilité sociale : encore faudrait-il pour cela que la course au salaire, le stress et le manque de communication n’hypothèquent pas cette fonction. Un partage du temps de travail et des tâches au sein du couple mais dans la société toute entière semble impératif en ce début de XXIeme siècle (rejoignant en cela le défi premièrement cité)



2. Notre engagement chrétien :

Retrouver la notion de « communauté » dominées par les notions d’échange, de partage, de soucis de l’autre (en famille, au travail, en paroisse,…).en privilégiant à la fois la prise de parole et l’engagement.
Se référant à une transcendance qui considère chaque être humain comme fils de Dieu, prendre la parole en affirmant ce qui fait l’essence de l’Evangile : la non-violence, la justice et le pardon au-delà de la justice, la subversion des mécanismes d’exclusion.
Se référant à la vie publique de Jésus, s’engager au côté des plus pauvres, des exclus, tendre à la communautarisation des biens, accueillir les personnes différentes de nous, éloignées de nos certitudes, lutter au quotidien, par le comportement relationnel, consommateur, professionnel, pour la sauvegarde de la création.
Dans les paroisses, les écoles, les groupes formels ou non, réinventer des lieux de rencontre, d’échange d’idées, d’information. Les chrétiens ne se rencontrant que lors des célébrations liturgiques s’amputent d’une dimension de leur foi.



3. Notre vision de l’Eglise :

Si l’Eglise se définit comme la communauté des croyants, il semble que l’engagement ne faiblit pas : les ONG d’inspiration chrétienne, les expériences fortes pour les jeunes et moins jeunes : rassemblements, groupes de prière Taizé ou Saint-Damien, témoignages de personnes engagées dans et par leur foi, etc.
Notre attente par rapport à l’Eglise-Institution qui donne une certaine visibilité du peuple de Dieu est qu’elle puisse poser des actes prophétiques qui la rapprochent davantage de l’Evangile. Le cardinal Daneels posant en perspective sociale la question des biens de l’Eglise et proposant l’aménagement de logements sociaux va tout-à-fait en ce sens. Il y a alors cohérence entre les actes et la parole. Il est navrant que des lieux de culte entrent dans la spéculation ou la destruction (le plus souvent par abandon…) : ne serait-il pas plus évangélique de voir le couvent des Rédemptoristes hier, des Clarisses demain être offert à une association ou aux représentants d’un autre culte en manque d’espace ? De la même manière, ne pourrait-on céder l’un ou l’autre lieu de culte quasi-désaffecté ou surnuméraire aux représentants d’une autre religion en mal de lieu de célébration ? C’est à ce prix peut-être que l’Eglise pourrait retrouver un peu de crédit aux yeux de la population en attente de sens, d’inédit, d’audace, de paroles fortes (l’abbé Pierre est resté longtemps la personnalité préférée des Français, Sœur Emmanuelle fait salle comble,… alors que les églises se vident).

L’Eglise, à nos yeux, devrait davantage se rapprocher de la base : les consultations (quand elles existent !), les EAP apparaissent trop souvent comme des rustines posées sur la crise des vocations sacerdotales ; il semble clair que des communautés nouvelles naissent, que d’autres formes de rassemblement et d’engagement chrétiens se manifestent et que l’Institution, toujours en retard d’une ou deux générations, ne devrait plus laisser passer le train de sa réhabilitation aux yeux des croyants (ou humains en quête de sens) ; l’Institution devrait se positionner dans les débats de société et de vie locale : pourquoi cette inertie devant des projets qui, au nom de l’argent, vont altérer la vie quotidienne de simples citoyens : le centre de glisse d’Antoing, l’incinérateur de Thumaide.
En temps que groupe rural, ces préoccupations nous apparaissent comme prépondérantes.

Le clergé ne peut se retrancher derrière la liturgie, l’apparat, la pompe, le manque de vocations sacerdotales pour abandonner le terrain du quotidien et des grands défis du XXIème siècle. Elle devrait encourager la constitution de groupe de rencontre, de débat d’idées, d’information, de propositions. Ne pourrait-elle pas poser des gestes surprenants et interpellants : serait-il plus incongru (ou canoniquement impensable) de nommer une femme chanoinesse de la cathédrale de Tournai que d’attribuer ce titre à Monsieur Sarkozy, lui-même chanoine du Latran ? Ne préparerions-nous pas constructivement l’avenir en voyant une de nos églises ou basilique devenir la mosquée Lalla Maryam (notre mère Marie) ? Cela permettrait peut-être de contrebalancer le contre-témoignage apporté par l’un ou l’autre ecclésiastique intolérant, autoritaire, oubliant le concept même de communauté.


Wasmes, le 12 avril 2008









--

Credo

Posté le 24.03.2008 par laportioncule
Je fais confiance à la vie, aux autres, au le chemin évangélique, même face à la mort.
Je fais confiance à Dieu, en me rendant compte cependant que je ne sais jamais très bien ce que veut dire Dieu.
Je fais confiance à la raison, à tout ce que les hommes ont construit de bon, d'efficace et de beau.
Je crois avec Jésus que l'essentiel est que tous aient la joie et que celle-ci soit complète.
Je crois avec Jésus que s'il est possible de soulager une souffrance, il est capital de sauver une vie plutôt que de la laisser se perdre.
Je crois que, quand nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous.
Je crois qu'il y a un souffle qui met les gens debout, le même souffle qui fait dire à Jésus sur la croix : "Père, entre tes mains je remets mon souffle !".
Je rejoins ce souffle qui a mis debout sans tenir compte leurs différences idéologiques, Gandhi, Martin Luther King, Mandela, Claire et François d'Assise, soeur Emmanuelle et tant d'autres...
Je crois avec Jésus que l'eucharistie est le sommet de l'Eglise, qu'elle m'amène à dire comme Jésus : "Voici ma vie, mon corps engagés aujourd'hui pour Toi, mon Dieu".
Je crois en l'Eglise. Elle véhicule du bon et du moins bon, du bon grain et de l'ivraie.
Il reste que c'est par elle et en elle que je rencontre le souffle de Dieu.

Wasmes, aube de Pâques 2008

Je crois en un Dieu de toute beauté

Posté le 28.02.2008 par laportioncule
Je crois en un Dieu de toute beauté
le Père d'infinie tendresse
qui nous a offert ce monde en cadeau.
Le septième jour, il s'est reposé
et nous a invités à faire de même
pour qu'avec lui, dans un coeur à coeur,
nous puissions reprendre souffle.
Je crois en Jésus Christ, le Fils bien aimé,
né de l'humble fille de Nazareth.
Il est mort pour nous libérer de nos esclavages.
Au premier jour d'une semaine nouvelle,
il est ressuscité et a inauguré l'éternité.
Je crois en l'Esprit Saint
qui nous aide à vivre dès aujourd'hui
au rythme de l'amour de Dieu
et à faire de chaque jour un dimanche
en travaillant à la libération de tous les hommes.
Je crois en l'Eglise
répandue à travers le monde
en d'innombrables petites communautés,
signes d'une fraternité universelle.
Elle est ce peuple de Dieu en marche
où toute joie et peine peuvent être partagées.
De dimanche en dimanche,
elle s'avance en chantant vers le Royaume
où toute larme sera essuyée
et où la fête aura le dernier mot. Amen !

Année 2008 : archives

Posté le 20.01.2008 par laportioncule

La rencontre de juillet s'est déroulée le mardi 22 juillet Nous avons réalisé une longue promenade-découverte autour d'Antoing, Chercq,.. émaillée de lectures de Dom Louf, moine, et temps de méditation sur le thème de la prière.

Le samedi 31 mai, nous nous sommes rendus à Lille pour admirer les fresques de Giotto exposées en l'église Saint-Maurice. Grandeur nature, exposées à hauteur d'homme, guidés par un membre de la fraternité franciscaine des lieux, nourris par les explications du frère Germain, nous avons pu suivre les pas de François et Claire d'Assise. Après-midi, nous avons visité la collection d'art contemporain de la cathédrale Notre-Dame de la Treille. Celle-ci comprend environ 130 oeuvres traitant toutes du thême de la Passion (40 d'entre elles environ sont exposées au public). Deux heures trente d'enchantement grâce à la force de conviction de notre jeune guide, étudiante en Arts à Villeneuve d'Ascq qui consacre son mémoire de fin d'étude à cette collection.

Le venndredi 2 mai à 19h, nous avons partagé sur le thème : à la lumière de l'Evangile, notre façon de vivre est-elle viable ? Il est clair qu'une vie évangélique implique une consommation responsable, une simplicité volontaire et solidaire. Considérer l'empreinte écologique de nos achats nous amène vers les produits bio, durables, produits localement. Une perspective d'achats groupés est envisagée.

Comme pour toutes les autres rencontres, nous nous retrouverons à la petite maison de Village de Wasmes-A-B à 19 heures, nous partagerons le pique-nique apporté par chacun. Des boissons sont prévues sur place.
Le samedi 12 avril, nous avons répondu à l'enquête du diocèse de Tournai "L'Evangile dans la société de notre temps" : notre interrogation s'est faite en trois étapes : 1. Quels sont les grands défis de notre temps ? 2. Comment les chrétiens peuvent-ils tenter d'y répondre ? 3. Qu'attendons-nous de l'Eglise ?
Un onglet "réflexion pastorale" en introduction de ce blog vous livrera le texte complet de notre réflexion.

Le jeudi 6 mars, nous avons rencontré Guy Fontaine, ancien journaliste de la RTBF, converti à l'orthodoxie et prêtre de la communauté orthodoxe de Liège. Après la célébration des vêpres selon le rite orthodoxe, 19h nous avons échangé sur ce qui nous uni dans la foi chrétienne.

Le samedi 9 février 2008 : partage d'Evangile : les lectures du carême 2008.

Le samedi 19 janvier 2008 : dans le cadre de la semaine pour l'unité des chrétiens, nous avons été à la découverte de l'Eglise Orthodoxe. Entretien-rencontre avec Madame Hélène Prentza qui témoigna de sa foi.

2008 : une année à écrire à la lumière de la Fraternité !

Posté le 30.12.2007 par laportioncule



Le Samedi 16 août, "Sur les traces du Spirituel".

Départ de la gare de Leuze à 7h54 ; bus vers Banneux.
12h : prière et partage du repas à l'Accueil Saint-François.
14h : pour les plus jeunes, descente vers Pepinster par les bois (1h1/2 de marche) ; pour les moins mobiles, sieste et descente vers Pepinster en voiture avec arrêt au Vieux Bon Dieu de Tancrémont (Christe triomphant du XIe siècle).
16h : Visite de l'exposition "Chapelles d'artistes" Art Moderne et Spiritualité ( voir site web www.pepinster2008.be ).
17h : retour en train à partir de Pepinster.

L'essentiel...

Posté le 14.10.2007 par laportioncule
L'essentiel est de se recueillir.
L'essentiel est d'écouter.
L'essentiel est de s'émerveiller.
Car lorsqu'on s'émerveille, lorsqu'on admire,
nécessairement on se quitte soi-même,
on demeure suspendu à la beauté de Dieu,
on se réjouit de sa présence,
on se perd dans son amour...
Comment Dieu pourrait-il être pour nous une source d'ennui et de lassitude s'il est vraiment l'origine de toute beauté, si tous les chants du monde ont leur source en lui, s'il est le lien de toutes nos tendresses ?

Maurice Zundel "Ton visage, ma lumière"

Prière de Saint François

Posté le 14.10.2007 par laportioncule
Seigneur, faites de moi un instrument de votre paix.
Là où il y a de la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer, car c’est en donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Actualité du message de François d'Assise

Posté le 14.10.2007 par laportioncule
Extrait de "Sagesse d'un pauvre" d'Eloi Leclerc
Lecture ouvrant les échanges de la réunion du 13 octobre 2007.

"Evangéliser un homme, vois-tu, c'est lui dire : Toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement le lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser, mais se comporter avec cet homme de telle manière qu'il sente et découvre qu'il y a en lui quelque chose de sauvé, quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu'il pensait, et qu'il s'éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C'est cela, lui annoncer la bonne nouvelle. Tu ne peux le faire qu'en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, désintéressée, sans condescendance, faite de confiance et d'estime profondes."

L'icône, le regard....

Posté le 08.10.2007 par laportioncule
Prière de Sœur Emmanuelle : Savoir regarder

Aide-moi surtout, Seigneur, à savoir regarder
la face ensoleillée de chacun, tous ceux avec qui je vis.
Il m’est parfois si difficile, Seigneur,
de dépasser les défauts qui m’irritent chez eux,
plutôt que de m’arrêter à leurs qualités vivantes
dont je jouis chaque jour sans y prendre garde.
Aide-moi aussi, Seigneur, à regarder Ta face ensoleillée,
même quand je suis dans les pires évènements :
il n’en est pas un qui ne puisse, dès maintenant ou plus tard,
être source d’un bien qui m’est encore caché.
Ouvre nos yeux à l’invisible pour que rien n’arrive à ébranler
l’optimisme de ceux qui croient en Toi
et qui croient en l’Homme,
qui espèrent en Toi
et espèrent en l’Homme.



« Vous êtes l’icône de Dieu » de Charles Singer
Amis, vous êtes l’icône de Dieu, son manifeste, son image, sa vision.
Le rôle de l’icône est de laisser deviner celui qu’on ne peut toucher, de susciter le désir de le connaître, de transfigurer le réel et de placer en son milieu l’étonnante lumière du tout Autre.
Amis, vous êtes l’icône de Dieu, vous la dessinez avec votre chair et votre sang, avec votre sueur et vos lentes hésitations, avec vos paroles et vos gestes, avec vos refus et vos révoltes, avec vos amours et vos baisers, avec votre tendresse.
Sans fards ni mensonge, vous êtes l’icône de Dieu.
Ne vous pressez pas : il faut une vie entière pour qu’elle soit peinte, tant elle demande de minutieuse ardeur. Pour la réussir, souvent il faut contempler le Modèle, jusqu’à ce que sur votre face transparaisse son visage.




Textes nourrissant notre rencontre du 22/09/2007

Posté le 08.10.2007 par laportioncule
Que regardons-nous ?


Texte 1 : extrait de « Même Si… » de P. Imbertis
Lorsque je regarde quelqu’un, mon regard se porte spontanément sur son aspect extérieur. Et je sens aussitôt un sentiment de sympathie ou d’antipathie selon ce que je suis. Sa manière de s’habiller, sa façon de se coiffer, les traits de son visage, son regard, ses gestes, le ton de sa voix, son comportement général, tout cela me parle et peut créer attirance, répulsion ou indifférence. En fait, je ne saisis que les apparences, je ne me situe qu’à la périphérie de son être. Si j’en reste aux premières impressions, je ne le vois que d’après moi-même…une interprétation, en somme ! C’est une propension naturelle à la facilité qui me fixe dans des réactions émotives. Peut-être est-il dû en partie au fait que je voudrais trouver chez l’autre ce que j’aime et ne pas y voir les limites ou les imperfections que je découvre dans ma propre vie ? En tout cas, je m’illusionne…
On écrase des jeunes et des adultes sous des jugements rapides et superficiels. Rapidement catalogués, ils se sentent verrouillés par le regard d’autrui, réduits à un seul aspect de leur personnalité, enfermés dans des expériences passées. Et pourtant, ils ne sont pas que cela ! Mais, peu à peu, une considération purement extérieure et souvent négative finit par prendre le champ de leur conscience. Il est alors difficile de se libérer d’un personnage ainsi fabriqué !


Texte 2 : extrait de « Quel bonheur espérer » du cardinal Danneels
L’œil pur voit les hommes tels qu’ils sont, créés à l’image et à l’effigie de Dieu, dans leur vérité, leur bonté et leur beauté, mais aussi dans leur fragilité et leur finitude. Pour voir l’homme tel qu’il est, il faut emprunter le regard de Dieu sur lui, le regarder comme Dieu le regarde, pour l’admirer tout autant que pour l’entourer de son amour et de sa compassion.

Texte 3 : extrait de « Ombre et Lumière N°114 »
A moins de regarder une personne et de voir la beauté en elle, nous ne pouvons l’aider en rien. On n’aide pas une personne en isolant ce qui ne va pas chez elle, ce qui est laid, ce qui est déformé. Le Christ regardait toutes les personnes qu’il rencontrait : la prostituée, le voleur, et voyait la beauté cachée en eux. C’était peut-être une beauté déformée, abîmée, mais elle était néanmoins beauté, et il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse. C’est ce que nous devons apprendre à faire envers les autres. Mais pour y arriver, il nous faut avant tout avoir un cœur pur, des intentions pures, l’esprit ouvert, ce qui n’est pas toujours le cas, afin de pouvoir regarder et voir la beauté cachée. Chacun de nous est à l’image de Dieu, et chacun de nous est à l’image d’une icône endommagée. Mais, si l’on nous donnait une icône endommagée par le temps, par les évènements, ou profanée par la haine des hommes, nous la traiterions avec tendresse, avec révérence, le cœur brisé. C’est à ce qui reste de sa beauté, et non à ce qui en est perdu, que nous attacherions de l’importance.
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